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Retrouvez Shannon Wright sur myspace
Trois ans ont passé depuis l'explosif Over the Sun. À peine moins pour sa rencontre avec Yann Tiersen. Shannon Wright revient avec, sans doute, son plus bel album. ’ex-Crowsdell qui partit avec armes et bagages dans les montagnes pour revenir en solo, a grandi. Maître de sa destinée, elle se construit, patiemment et s’éloigne peu à peu des affres qui voulaient l'engloutir. Ce mal-être, la France le découvre un peu stupéfait en 2001 alors qu’elle sillonne les terres européennes en compagnie de Calexico ; violentes, écorchées, vibrantes, ses prestations scéniques d’alors frappent fort ; c’est comme une grosse claque qu’on se prend.
2001, c’est la sortie de Dyed in the Wool, son troisième album solo, et le premier en France chez Vicious Circle. Un disque qui mêle électricité et Wurlitzer, passion et dépression. Certes moins noir que Maps of Tacit (2000) ou le plus timide Flight Safety (1999), Dyed in the Wool révèle une personnalité incandescente, forte et fragile à la fois. En partie produit par Steve Albini, ces chansons expriment les révoltes et les états d’âme sombres d’une fille dont la vie est chahutée. La scène est son elixir et son psy tout à la fois.
Over the Sun poursuit sa collaboration avec Steve Albini : un album rock, rêche, abrasif où la guitare se manie comme une serpe ; un album également doux, calme, les larmes au bord des yeux, où le piano s’envole. Mais déjà, cette fantastique voix, puissante et chaude, éclatante, a commencé à perdre toutes ses intonations dissonantes qui pouvaient mettre mal à l’aise ; une voix poussée à l’extrême comme si une vie en dépendait ; un coeur qu’on arrache, une âme qu'on torture... La situation se redresse, les cartes ont changé de mains et la rencontre avec Yann Tiersen qui, à l'automne 2004, débouche sur un bel album sobrement intitulé Yann Tiersen & Shannon Wright. Shannon Wright revient à la vie sociale et c’est heureux.2004-2007, Shannon Wright s'est apaisée. On dit qu’un enfant apporte la plénitude, qu’il attire toutes les attentions, toutes les réflexions. Il y a sans doute de cela ; Shannon Wright a choisi sa voie qui n'est ni dans le business habituel de la musique, ni dans le repli sur soi. Aussi Let In the Light est-il l'album d'une certaine maturité, d'une vie qui s'apaise sans pour autant se ranger. Enregistré à Atlanta avec son vieux complice Adam Baker, Let In the Light surprend par sa plénitude et sa précision, sa profondeur et sa richesse. Emouvant sans verser dans l’infinie tristesse, optimiste voire joyeux, il navigue tout au long de ses onze chansons dans des tourments moins tortueux, gagnant en fraîcheur et vitalité. Shannon Wright y exprime certes ses doutes, ses peines mais également ses joies, sa vision d’un monde qu’elle aime plus, elle qui place au dessus de tout l’amour, ce bel amour si longtemps recherché.
| Date | Ville | Salle / festival | ||
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| Shannon Wright |