XSPFjukebox player: please enable javascript or use embed=`swf`

Marcel et son orchestre

Contact : Turn on JavaScript!

Site : http://www.marceletsonorchestre.com/

Marcel et son orchestre

Biographie

E=CM2, c’est le nouvel album de Marcel et son orchestre 13 nouveaux titres en parfaite adéquation avec leur triptyque fédérateur : Danse-Déconne-Dénonce

E=CM2 ? C’est affronter la vie en se disant j’ai dix ans. C’est garder l’envie de refaire le monde. Jamais désabusé, ni ankylosé par une conjoncture par définition peu favorable aux utopies, Marcel récite ses blasphèmes et réagit comme toujours avec irrévérence. Il préfère avoir tort que d’avoir raison avec les sinistres défenseurs du réalisme.

Qui sont les Marcel ? Les Marcel sont sept pécheurs capiteux porteurs des sept péchés capitaux. Si chacun des gestes compte pour s’éloigner du commun des quelconques, Marcel aime montrer à qui ne veut pas nécessairement l’entendre qu’aucun look ne maquille l’hypocrisie et la bêtise. Décomplexé Marcel ? On dira qu’il assume ses faiblesses .

Pourquoi se déguiser ? Marcel est un carnaval ambulant, un « Rocky Horror Picture Show ». Le Carnaval, si emblématique du Nord Pas de Calais, lui sert d’exutoire et c’est le cadre que Marcel utilise pour mettre à mal les codes de bonne conduite, railler le trop plein de convenance, de retenue et c’est le moment où on peut enfin se libérer du regard des autres. En se déguisant, on change de peau, on est un autre. Son public l’a bien compris, leurs prestations relèvent davantage du grand exorcisme que du concert tant l’énergie convulsive qui en résulte est contaminante. Le spectacle est partout, il n’y a plus de frontière entre la salle et la scène.

Marcel et son Orchestre ? - J’aime tellement pas que j’ai jamais écouté !! Jubilatoire où rédhibitoire, ce groupe ne laisse en tout cas pas indifférent. En choisissant un nom volontairement handicapant, ce collectif de divergences voulait voir jusqu’où on pouvait cultiver la différence dans cette industrie du rock’n’roll enfermée dans Les clichés et la caricature, tristement conformiste.

Méfiez vous des apparences,l’alibi ne fait pas l’âne. Style à l’appellation ,aux origines incontrôlables Marcel fusionne tout ce qui passe à sa portée. Du rythm’n’blues au ragga glitter, du disco punk au rockaboogie c’est Motorhead en moins country, James Brown en plus cold wave. Héritier sans héritage de l’esprit Charlie Hebdo (première mouture…) leur coller une étiquette n’est pas aisée. Curieux de tout, spécialistes en rien, Marcel danse sur Zao, Fela où le voodoo de Screamin’Jay Hawkins, jubile avec le Mambo de Perez Prado, chante avec Jacques Dutronc, Nino Ferrer, se découvre sentimental avec Souchon, révolté sur les Clash, Sexy sur James Brown ou Little Richard. Il promène ses oreilles sur tous les continents.

A chacun sa thérapie Marcel a choisi de rire à la gueule de ses peurs, des marchands de certitude et des poseurs prétentieux qui pétent plus haut que leur refrain.

Le genre des Marcel ? Peu recommandable. La joie de vivre, ça doit être ordinaire. Des journaux ont d’ailleurs trouver le terme pour afficher leur désaveu : c’est festif. Mais à l’instar d’un Coluche, Marcel préfère faire marrer le prolo que de faire penser dans les familles.

Les combats de Marcel Il y a faire et faire savoir, Marcel n’est pas à l’aise pour communiquer sur les combats auxquels il participe, et trouve déplacé d’utiliser un combat, une participation à une lutte pour attirer les projecteurs sur un prétendu courage. Il participe parce que c’est nécessaire d’y être, d’agir, de ne pas laisser faire. C’est comme ça, il n’arrive pas à se résigner sans se sentir coupable. Il y a des tonnes d’occasions de se révolter et on ne peut certes pas être toujours disponible. Un artiste est pour Marcel un passeur : Nécessaire parfois pour médiatiser sur un problème, une injustice, il se doit avant tout d’agir en citoyen, il ne confond pas militantisme et bon sentiment. Il n’y a rien de glorieux et ce n’est certainement pas rebelle d’être antiraciste, ce n’est que normal. Tout comme être contre la guerre. Ce côté bonne conscience l’emmerde. Les questions sont ailleurs : droit de vote des immigrés, spéculation, délocalisation pour facilité financière, droit au logement, surendettement, environnement… Marcel déteste tous ces regards compatissants, les gueules de circonstance. Il est allergique à l’esthétique du cynisme. Il refuse d’assister au saccage de la planète, en spectateur désabusé. Même si c’est maladroit parfois, tenter un petit quelque chose de palpable l’aide à se sentir moins coupable.

Marcel n’est pas ce qu’on peut appeler un groupe engagé, il ne brandit pas d’étendard. Il chante les difficultés de monsieur et madame nous tous pour garder la tête hors de l’eau, pour se supporter et supporter les autres (« Sauvez moi », « la Médiseuse »). Altermondialiste ? Ça dépend avec qui. Communiste ? Pas tous et pas dupe. Gauchiste ? Libertaire ? Anticlérical ? C’est à vous de juger.

S’il y a le Marcel qui rit, qui déconne, il y aussi Marcel qui s’insurge, se révolte.

Contre les licenciements pour facilité financière, la bourse (« Bad Trip Poker », « Si ça rapporte » ou encore « Ramdam Réclame »). Dénonce les systèmes de représentations et d’orientations scolaires (« Minimum requis », « Ma puberté »), l’obscurantisme religieux (« Blasphème ») la démocratie des privilèges (« Proce’bal »).

De quoi que ça parle dans les chansons du nouveau album ? T’as qu’à les écouter, y’a rien de plus chiant que les profils d’une œuvre. Sur ce nouveau chef d’œuvre, y’en a treize. Le disque est même fourni avec cette bio, et dans le livret du CD les paroles sont même écrites comme dans les précédents opus, petit coup de main pour les plus paresseux : « CO2 » traite de notre responsabilité (ce paquet encombrant) sur le réchauffement climatique. « Sans t’en apercevoir » de la frontière si étroite entre élévation spirituelle et dérive sectaire. « Nadia » du courage devant la violence. « Les mains dans l’dos » du renoncement. « Un prénom pour la vie » ça c’est pas dur, tu peux trouver tout seul. « Qu’est ce qu’il a de plus que moi » parce qu’on’a tous vécus le « si j’aurais su… »

Les huit autres résumés sont à rendre pour Jeudi prochain !!!!

Vous réfléchirez ensuite à la question suivante : Les mots crus valent ils mieux que les mots creux ?

Petite précision en passant. Malgré une légende bien tenace les Marcel n’ont pas composé « la grosse bite à Dudule ». Marcel ne fait pas dans la chanson paillarde. Volontiers grossier mais pas vulgaire, Marcel utilise le Carnaval comme exutoire, pour mettre à mal les codes de bonne conduite, rire de l’institution, des religions.

Petite précision complémentaire Le batteur m’a demandé de préciser que les Marcel étaient pour la plupart des musiciens accomplis, capables de jouer des trucs balaises notamment à la batterie.

Vidéos

Marcel et son orchestre - Live à Lille

Discographie

2006

E=CM²

2005

Aimez vous les uns dans les autres

2005

Bornes to be en live !

2003

Un pour tous... Chacun ma gueule!

2002

Youpii, Groovii, Heavii, Crazii, Sexii, Show !!!

2001

Si t'en Reveux, Y'en Re N'a !!!!

1998

Crâne pas, t'es Chauve !

1996

Sale Bâtard

Concerts

  Date Ville Salle / festival en partenariat avec Fnac.com
Marcel et son orchestre 23/08/08 Saint Gobain (02) Festival Des Vers Solidaires